Motifs

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Dernièrement, comme je prépare les concours, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour m’occuper de mon blog ! Je reviens donc avec un projet récent.

J’ai eu vers mes 4 ans un petit appareil photo numérique un peu pourri mais que j’aimais énormément. Mon frère et ma sœur avaient le même. Mais au bout de 3 ou 4 ans, nos différents appareils se sont cassés. J’ai eu un nouvel appareil photo numérique à 9 ans que j’ai utilisé jusqu’à mes 16 ans environ (je l’ai encore, mais je ne l’utilise presque plus). J’ai donc réellement commencé à prendre des photos en février de mon année de CM2. C’étaient surtout des photos de vacances avec des enfants flous qui font n’importe quoi sur des airs de jeux enneigées (pour résumer). Je me souviens très bien que ce même hiver de l’année 2008, j’ai pris ma première photo de « motif ». C’était une photo avec un plan resserré sur des petits cailloux qui se trouvaient aux pieds d’une aire de jeu. Quand j’ai vu le résultat, j’ai éprouvé une grande satisfaction et je me suis dis que c’était sûrement une des plus belles photos que j’ai jamais vu. Même si je n’ai plus la même prétention que j’ai eu enfant face à cette photo, je ne peux pas m’empêcher de l’aimer et de la trouver agréable à regarder. Depuis ce temps là, je prend donc très souvent des photos de « motifs ». En général ce sont des photos de sols, de murs, de ciel, de nourriture ou d’accumulations qui forment des motifs abstraits. C’est une manière pour moi « d’isoler » la matière. Prendre ce genre de photos est devenu un réflexe. J’ai donc une importante collection de ces motifs que j’avais envie d’utiliser.

J’ai donc projeté sur le corps de Samaya, la modèle, différents motifs. Cela me donnait l’impression de lui créer une nouvelle peau. En fonction du motif choisi les effets sont très différents, les plus beaux étant souvent les plus colorés ou les plus contrastés. J’ai proposé à Samaya de vivre chaque motif comme elle le souhaitait. Parfois je lui suggérais d’être plutôt assise ou allongée, mais ses poses étaient libres. Pour certains motifs, elle était presque constamment en mouvement. Comme elle est danseuse, ses propositions étaient très intéressantes. À un moment j’ai repéré un long tissus en tulle pailleté dans le studio photo et j’ai eu envie de l’utiliser. La transparence du tissus a permis d’apporter un effet de matière sans entraver la projection des motifs sur la peau et il ajoute à l’ambiance féérique et rêveuse qui se dégage des photos.

Je tiens à remercier tout particulièrement Samaya Veretout, la modèle (allez voir son site en cliquant ici) mais aussi Laurine Couëffé, Flavie Loreau, Juliette Rayer, Melinda Ikizer, Lucie Derambure, Charline Debon, Oriane Cavin et j’espère n’oublier personne.