Maison de pêcheur, Mali Iž

Cuisine

Toujours avec ma mère, nous avions décidé de passer une journée sur une autre île derrière la nôtre. Après deux heures de bateaux, nous sommes arrivées à destination. Nous avons d’abord pris le bus (qui était le seul de la journée puisqu’il n’y avait plus de bus pour le retour). Arrivé à Veli iž nous découvrons un petit village qui ressemble assez au notre. Beaucoup de peines pour pas grand chose. Vingt minutes après notre arrivée nous décidons de reprendre le dernier bus de la journée (qui était à 15h, haha) et nous arrêtons à Mali Iž. Après une baignade bien méritée vu la chaleur extrême, nous explorons le village, qui est très beau. Mais au bout de quelques minutes, notre appareil photo n’a plus de batterie. Dégoûtées, nous continuons quand même notre ballade, et découvrons plusieurs bâtiments abandonnés.

Quelques jours plus tard nous sommes donc retournées à Mali Iž, armées d’un appareil photo chargé cette fois, car la frustration avait été trop grande. Ici il s’agit d’une toute petite maison de pêcheur abandonnée. Le seul endroit très visible est la cuisine. Si j’ai énormément aimé cette maison, c’est que la pièce visible était totalement préservée. Il restait encore les bouteilles de vins sur la table, dans les tiroirs, la vaisselles, le calendrier. Tout était là comme si du jour au lendemain le propriétaire était parti (ou plus probablement mort) laissant tout intacte. Sur le côté on pouvait aussi apercevoir une pièce qui servait de débarras. Je regrette de ne pas être rentrée à l’intérieure, mais il y a de bonnes raisons. La seule entrée était la fenêtre assez haute par rapport au sol mais accessible. On pouvait l’ouvrir puisque seul un vieux bout de tissus la fermait. J’ai d’ailleurs commencé à le défaire mais je n’étais pas sûre de pouvoir ouvrir la fenêtre sans qu’elle tombe car elle ne semblait pas bien solide. Par ailleurs des hordes de petits vieux sur des bancs juste en face nous regardaient et je me voyais mal dire que je ne savais pas que je n’avais pas le droit de faire ça haha. Mais bon je regrette quand même énormément de ne pas être rentrée, même si c’est une petite maison, j’imagine que toutes les autres pièces sont dans le même état et que j’aurais pu voir des choses magnifiques ! 

Mais bon je le ferais la prochaine fois que j’irai !

Hôtel abandonné, Preko

La fenêtre par laquelle on peut entrer

Me revoilà avec une nouvelle série de photos dans un hôtel abandonné, situé à Preko, le village à côté de Kali. Je ne sais pas grand chose de cet hôtel, pour ne pas dire rien. Je ne sais pas quand il a été ouvert ni quand il a fermé. La seul chose que je sais (et qu’on peut déduire en regardant les photos), c’est que le dernier étage à brûlé et c’est probablement la raison pour laquelle il est maintenant abandonné.

Cet hôtel est juste en face de la mer. Quand je suis arrivée, j’ai pu constater que des touristes abandonnaient dans les jardins de l’hôtel leurs vieux matelas pneumatiques dégonflés. Mais le pire reste les excréments de touristes dans certaines allées… Au début avec ma mère, nous pensions ne pas trouver de moyen de rentrer à l’intérieur. La porte principale était condamnée et aucune fenêtre ne semblait accessible. En photographiant la terrasse, nous avons remarqué une toute petite allée cachée par la végétation qui menait à l’arrière du bâtiment. Bingo ! En plus d’un graffiti très mignon se trouvait une grande fenêtre complètement cassée qui permettait d’entrer très facilement. L’avantage de cette entrée un peu cachée, c’est que l’endroit a été beaucoup moins visité et mieux préservé. Dans le bâtiment, on entre dans une petite pièce qui était peut être un bureau ou une salle pour le personnel dans laquelle il n’y a qu’une chaise à l’heure actuelle. Puis on arrive dans le couloir principal qui donne sur pleins de pièces. Comme toutes les autres fenêtres ont été condamnées, les deux salons étaient malheureusement trop sombres pour qu’on puisse voir ce qu’il y avait à l’intérieur. Sur le côté se trouve une autre pièce que j’ai beaucoup aimé avec une grosse armoire et des centaines de papiers au sol. Uniquement des papiers administratifs. Il y a aussi des sanitaires au bout du couloir, juste à côté de l’escalier. On peut voir beaucoup de sable, surement du sable qui a aidé à éteindre l’incendie. Par prudence je ne suis pas montée au premier étage (impossible de savoir si en haut les poutres s’écroulaient).

C’est donc une assez petite exploration mais que j’ai beaucoup aimée !

Usine entre Preko et Kali

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Cette ancienne usine, située sur la route entre Kali et Preko, en Croatie, est un lieu devant lequel nous sommes très souvent passé avec ma famille. Pour la première fois, alors que nous partions nous baigner à Preko, nous avons décidé avec ma mère de partir explorer cette ruine.

Du peu d’information que nous avons pu récolter, nous savons que c’était une usine de meubles qui a fermé dans les années 80. En effet rapporter des matières premières et exporter les meubles en bateau coûtait trop cher et les bénéfices n’étaient plus rentables.

C’est vraiment un drôle d’endroit, assez beau. D’un côté tout est détruit mais de l’autre on voit la mer et on entend les cigales.

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Restaurant abandonné, Kali

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Bonjour tout le monde !

Je suis rentrée en prépa d’art depuis quelques semaines et j’ai enfin trouvé le temps de vous montrer ce que j’ai fait pendant les vacances. Fin août je suis partie en Croatie, dans ma famille, dans le petit village de Kali.

Depuis longtemps j’avais envie d’explorer des bâtiments abandonnés. Ce restaurant a Kali était ma première occasion. En Croatie il y a énormément de lieux abandonnés, beaucoup plus qu’en France. C’est difficile de marcher plus de 5 minutes dans un village sans voir une vieille bâtisse qui s’écroule. Il y a, je pense, deux explications à cela : des problèmes de successions et la guerre de Yougoslavie (dans les années 90).

Ma mère a connu ce restaurant ouvert, avant qu’il ne ferme pendant la guerre. C’était un lieu très animé qui servait aussi de salle de bal ou de salle des fêtes pour les mariages. Il est situé juste en face de l’église et possède une énorme terrasse avec une super vue sur la mer. C’était donc un lieu idéal et c’est vraiment dommage qu’il soit à l’abandon. Au sous sol il y avait aussi une boîte de nuit que mon grand père a tenu à un moment. Aujourd’hui les gens se servent de l’entrée de la boîte de nuit comme poubelle du verre.

Mes parents y étaient déjà allés la dernière fois que nous étions en Croatie. Le lieu n’a pas beaucoup changé mais il s’est dégradé et toute la vaisselle a été brisée. Les vitres ont été barricadées avec des plaques métalliques mais celle de l’entrée a été forcée et entrer dans le bâtiment était vraiment facile. On entre directement dans la pièce principale qui est aujourd’hui jonchée de filets de pêche et de morceaux de vitres cassées. Dans la cuisine, il reste la plupart des meubles : j’aime beaucoup le réfrigérateur de glace Ledo. Avec ma mère nous n’avons pas voulu nous aventurer dans la cave et j’imagine qu’en voyant la photo de l’escalier qui y mène, on comprend pourquoi !

Nous avons exploré pleins d’autres bâtiments ! Je posterai les articles au fur et à mesure !

Bye !

Dino déesse

Dans quelques semaines je rentre en classe d’approfondissement en arts plastiques (qui prépare à l’entrée en école supérieure d’art) au lycée Pablo Picasso. Pour la rentrée nous avons quelques devoirs à faire. Parmi eux, il faut réaliser un projet de grande dimension. J’ai mis beaucoup de temps à savoir quoi faire et c’est en gribouillant sur mon carnet que je me suis dit que j’allais créer un vêtement ample, entre la cape et le poncho avec un masque, le but étant de créer un vêtement qui fasse un peu rituel et évoque différentes civilisations. Je voulais aussi qu’il tourne bien. Je ne me suis pas documenté parce que je ne voulais pas recréer à ma sauce une tenue traditionnelle qui existe déjà mais je voulais créer quelque chose qui soit propre à mon imaginaire. Ça peut donc rappeler certaines tenues traditionnelles tout en ne s’apparentant à rien. Pour commencer ce projet, je suis allée au marché d’Argenteuil pour acheter de quoi créer ma tenue. J’ai flashé sur un magnifique tissus dinosaures. J’ai aussi choisi deux autres tissus car je voulais avoir un mélange de motifs. J’ai également acheté des fleurs artificielles pour faire une couronne et un col qui allait parfaitement dans l’esprit de ma future tenue.

De retour chez moi j’ai découpé chaque tissus en en forme de losanges et je les ai assemblés avec une machine à coudre. Dit comme ça, ça parait simple mais la machine à coudre n’était pas très coopérative et c’était difficile de coudre deux bandes en une seule fois sans que le fil casse. J’ai ensuite assemblé les fleurs entre elles pour former la couronne. Je voulais aussi créer un masque mais je n’étais pas satisfaite de mes tentatives et j’ai finalement utilisé un masque en carton que j’ai peint et décoré. Puis j’ai réparé un collier scorpion fait il y a longtemps et je lui ai rajouté des dinosaures pour faire un rappel avec le tissus. Ma cape-poncho s’attache à l’aide de rubans. On peut également la porter en jupe portefeuille.

En plus des photos qui sont un peu statiques, pour montrer l’ampleur du vêtement, comme il bouge et comme la cape ou la jupe tournent bien, j’ai voulu me filmer en mouvement mais ça semblait vraiment bizarre et c’était difficile de ne pas rigoler. Pour accentuer l’atmosphère étrange, j’ai rajouté une bande son qui fera saigner vos oreilles. J’ai enregistré des bruits avec tout ce que je trouvais : didgeridoo, guitare tortue, piano, percussions, etc. J’ai ensuite tout mixé ensemble mais sans chercher à composer une musique et en les laissant à l’état de bruit. Vous pouvez aussi regarder la vidéo en coupant le son et en écoutant Pastime Paradise de Stevie Wonder car c’est ce que j’écoutais en faisant le montage vidéo et je trouve que ça ne rend pas trop mal. En regardant le résultat final, je suis étonnée moi-même par l’étrangeté de cette vidéo, mais bon, ça accentue le côté bizarre de la tenue et ma mère trouve que ça lui rappelle la danse expérimentale des années 1910/1920 (notamment Mary Wigman).

Je n’étais pas très inspiré pour trouver un titre puis je me suis dis que comme il s’agissait d’un sorte de tenue de rituel, et comme une amie m’a comparé à une déesse en voyant la photo, je me suis dis que j’étais une sorte de déesse des dinosaures.

C’est pas dieu qui a tué Lila

Pendant les vacances d’été passées chez mes grands parents, avec Florian le copain de ma sœur et ma cousine Élodie nous avions très envie de réaliser un petit film. Le scénario imaginé dans l’esprit du Cluedo est simple : dans une maison d’artistes (douteux) Lila Disparu une jeune fleuriste, soeur jumelle d’Amélie Disparu, poétesse, a été tuée. Moussa Razay le sculpteur, Laure Durin la pianiste, Nikolai Delouille le danseur, Giovanni Dionimetre le guitariste, Louis-Henri De Montigny le peintre, et L’Écrivain se soupçonnent tous. Mais qui a tué Lila ?

Tout a été réalisé en cinq jours environ. Un énorme merci à Florian, Elodie, Christophe, Jacques, Hannah, mon père, ma mère et mes grands-parents pour ce petit film de vacances bien sympathique !

 

Les oiseaux

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Depuis toujours j’adore l’idée d’écrire des histoires, de créer des bandes dessinées. Ça part toujours d’une super idée, et je commençe avec plein d’énergie. Et puis je m’applique beaucoup pour les deux premières cases et après ça finit toujours inachevé dans un tiroirs. Jusqu’ici, je n’avais jamais réussi à terminer aucune histoire ou bd. Et puis j’ai crée ces oiseaux dans mon carnet à dessin : je leur ai donné des caractéristiques physiques et des personnalités différentiables et j’ai eu très envie de leur créer une petite bd. Mais ce qui m’avait toujours bloqué jusqu’ici, je crois, ce sont les dialogues pour lesquels je ne suis pas très douée. Alors j’ai choisi de faire une série de courtes bd muettes, mettant mes petits oiseaux en scène. Comme il fallait faire tamponner nos travaux pour le bac et que je n’étais pas trop en avance, je n’ai pas eu le temps d’en créer beaucoup. J’ai donc décidé de me concentrer sur la naissance de mes oiseaux avec l’idée de poursuivre leurs aventures plus tard car je les aime bien, mes petits oiseaux.

La Cristallisation

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Depuis longtemps j’avais l’envie de faire un projet autour d’un terme intéressant, celui de la cristallisation. Alors la cristallisation qu’est-ce que c’est ? C’est un concept théorisé par Stendhal dans le chapitre deux de son ouvrage De l’amour, en 1822. Pour résumer sommairement, c’est l’idée qu’on attribue des caractéristiques imaginaires à un être aimé, « En un mot, il suffit de penser à une perfection pour la voir dans ce qu’on aime », nous dit Stendhal. Il utilise l’image d’une branche recouverte de cristaux de sels. Même si elle est magnifique, elle ne reste au fond qu’un vieux bout de bois. J’ai cherché à étendre ce phénomène au delà de l’amour car il s’applique finalement à n’importe quoi.

J’avais envie de créer un vêtement, quelque chose d’un peu fouillis, colorés, kitsch et moche ! L’idée était de prendre des vieux objets, des choses qui ne fonctionnent plus et de les « cristalliser ». J’ai utilisé un réveil, un logo de voiture, des Barbies, des écouteurs, des stylos et d’autres babioles cassées. Le phénomène est retranscrit avec ma laine pastelles. Les fils s’entremêlent et transforment totalement l’objet, lui attribuant de nouveaux caractères. Les fils et tricotins de la jupe se mélangent également, « cristallisant » alors la personne qui porte la robe. J’ai aussi utilisé des sequins, paillettes, diamants en plastiques pour renforcer le kitsch de mon projet et rappeler les cristaux.

Florence à Florence

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Cette année j’ai achevée ma dernière année au lycée où je suivais la spécialité arts plastiques avec une option histoire des arts. Dans le cadre de mes options j’ai pu réaliser trois super voyages en Italie. En seconde à Rome, en première à Venise et en terminale à Florence. Ces trois voyages étaient très enrichissants. Venise est le voyage qui m’a le plus marqué, mais c’est pour une grande part car j’avais toujours rêvé d’y alle. J’avais réalisé des petits carnets de voyage en seconde et première mais rien de sensationnel. Cette année, du 9 au 14 mars nous sommes partis à Florence, c’était mon dernier voyage et je me suis dis que j’allais m’investir un peu plus dans la réalisation de ces carnets.  Surtout que si je le réussissais bien, je pouvais le présenter au bac et qu’en plus, nos professeurs organisaient un concours de carnet (que j’ai eu la chance de gagner). Comme nous avions deux semaines pour le réaliser, j’ai tout donné pour finir à temps (en me couchant parfois à 4h du matin, haha). J’ai voulu créer un carnet un peu interactif, beaucoup de photos peuvent être soulevées et j’ai fait une sorte de poupée en carton me représentant dans mes tenues de chaque jour qu’on peut balader dans le carnet. Je voulais vraiment que ce soit plaisant à regarder et que ça me rappelle le voyage dans ses moindres détails (vu ma mauvaise mémoire). Voilà donc des photos de l’intégralité de mon carnet !

La course au lapin

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Cette année je me suis inscrite au concours des Arts Décoratifs de Paris. Je suis arrivée jusqu’à la dernière épreuve où je n’ai pas été retenue. Pour la première épreuve, nous devions réaliser un projet correspondant au sujet « 50 m ». Nous avions un format de 10 feuilles A3 imposé.

Pour ce projet, j’ai voulu jouer sur le double sens de 50 m qu’on peut comprendre comme 50 mètres ou 50 “m”. J’ai donc choisi de photographier un parcours de 50 mètres en avançant d’un mètre à chaque fois et en intégrant dans mon décor des éléments correspondant à un mot commençant par la lettre m.
J’ai travaillé dans mon jardin : je suis partie du perron et tous les mètres, j’ai posé un objet dont la première lettre est un m. J’ai réalisé cette opération 50 fois, sur 50 mètres. Au préalable, il a bien entendu fallu sélectionner et dénicher les 50 objets en « m ».

Ce choix a été déterminé par l’atmosphère que je voulais donner à ce parcours et qui m’a été inspirée par un rêve : c’était le jour de Pâques et en guise de chasse aux œufs, nous devions, avec mes cousins, creuser la terre pour en exhumer des jouets et d’autres objets incongrus. À la fin, nous devions courir jusqu’à la porte bleue pour remporter un lapin.J’ai donc cherché à rendre une ambiance un peu mystérieuse, notamment en forçant les contrastes de mes images, en les encadrant d’un halo sombre et en saturant un peu leurs couleurs.

Les objets ou les personnages correspondants à ces mots en “m” ne s’intègrent pas tous de la même manière dans le parcours. Certains semblent posés négligemment sans être vraiment à leur place, d’autres sont placés en suspension. J’ai notamment pensé aux objets incongrus que l’on doit ramasser dans les décors des jeux vidéos. Cela m’a donné l’idée de signaler visuellement les objets dans le décor par des marques que j’ai rajouté à la main sur les tirages avec un feutre blanc. Mais contrairement à l’uniformité des interfaces de jeu vidéo, j’ai essayé de varier ces marqueurs. Les mots en “m” sont par ailleurs photographiés en gros plans qu’on peut voir en soulevant la photographie du parcours. Sur ces photos de détail, j’ai écrit à la main, toujours en blanc, le nom des objets. Là encore, j’ai préféré la variété à l’uniformité et j’ai profité de l’exercice pour m’essayer à différentes manières de typographier ces mots.

Ce parcours de 50 mètres en 50 images peut être monté en stop motion. Dans l’idéal, j’aurais voulu pouvoir réaliser une animation interactive où on se déplacerait dans l’espace par à-coups, un peu comme on le fait sur Google Street View et où on pourrait cliquer sur le objets pour les voir et peut-être même les collecter. Pour accompagner mon projet, j’ai rajouté une carte qui montre le parcours réalisé dans mon jardin.