La course au lapin

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Cette année je me suis inscrite au concours des Arts Décoratifs de Paris. Je suis arrivée jusqu’à la dernière épreuve où je n’ai pas été retenue. Pour la première épreuve, nous devions réaliser un projet correspondant au sujet « 50 m ». Nous avions un format de 10 feuilles A3 imposé.

Pour ce projet, j’ai voulu jouer sur le double sens de 50 m qu’on peut comprendre comme 50 mètres ou 50 “m”. J’ai donc choisi de photographier un parcours de 50 mètres en avançant d’un mètre à chaque fois et en intégrant dans mon décor des éléments correspondant à un mot commençant par la lettre m.
J’ai travaillé dans mon jardin : je suis partie du perron et tous les mètres, j’ai posé un objet dont la première lettre est un m. J’ai réalisé cette opération 50 fois, sur 50 mètres. Au préalable, il a bien entendu fallu sélectionner et dénicher les 50 objets en « m ».

Ce choix a été déterminé par l’atmosphère que je voulais donner à ce parcours et qui m’a été inspirée par un rêve : c’était le jour de Pâques et en guise de chasse aux œufs, nous devions, avec mes cousins, creuser la terre pour en exhumer des jouets et d’autres objets incongrus. À la fin, nous devions courir jusqu’à la porte bleue pour remporter un lapin.J’ai donc cherché à rendre une ambiance un peu mystérieuse, notamment en forçant les contrastes de mes images, en les encadrant d’un halo sombre et en saturant un peu leurs couleurs.

Les objets ou les personnages correspondants à ces mots en “m” ne s’intègrent pas tous de la même manière dans le parcours. Certains semblent posés négligemment sans être vraiment à leur place, d’autres sont placés en suspension. J’ai notamment pensé aux objets incongrus que l’on doit ramasser dans les décors des jeux vidéos. Cela m’a donné l’idée de signaler visuellement les objets dans le décor par des marques que j’ai rajouté à la main sur les tirages avec un feutre blanc. Mais contrairement à l’uniformité des interfaces de jeu vidéo, j’ai essayé de varier ces marqueurs. Les mots en “m” sont par ailleurs photographiés en gros plans qu’on peut voir en soulevant la photographie du parcours. Sur ces photos de détail, j’ai écrit à la main, toujours en blanc, le nom des objets. Là encore, j’ai préféré la variété à l’uniformité et j’ai profité de l’exercice pour m’essayer à différentes manières de typographier ces mots.

Ce parcours de 50 mètres en 50 images peut être monté en stop motion. Dans l’idéal, j’aurais voulu pouvoir réaliser une animation interactive où on se déplacerait dans l’espace par à-coups, un peu comme on le fait sur Google Street View et où on pourrait cliquer sur le objets pour les voir et peut-être même les collecter. Pour accompagner mon projet, j’ai rajouté une carte qui montre le parcours réalisé dans mon jardin.

2 réflexions sur « La course au lapin »

  1. est-ce que tu sais pourquoi ton projet n’a pas été retenu ? Tu devrais retenter l’année prochaine en profitant de ton expérience. Après tout on ne réussit pas toujours les concours dès la première année. Moi en tout cas je t’aurais acceptée, tu as développé un très beau projet. En relisant ton texte, tu as raison de penser qu’il serait super pour une animation. Peut-être que les arts déco s’attendent à quelque-chose de plus concret, moins géocaching ? Y a t’il une section animation dans cette école ? Franchement je ne sais pas pourquoi tu n’as pas réussi, les concours des grandes écoles ont toujours été un véritable mystère pour moi. Courage, tu es très douée et tu vas y arriver.

  2. Ce projet là a été retenu à vrai dire ! J’ai fais toutes les épreuves du concours mais c’est après que je n’ai pas été retenue ! Il y avait un projet à faire en deux heures et c’est la plus mauvaise note que j’ai eu, je ne suis pas très doué quand il faut travailler en temps très limité ! Par ailleurs oui ils ont une section animation !
    En tout cas c’est très gentil, bonne soirée !

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